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Mon tour du Queyras (GR 58)

La randonnée est pour moi une façon d’accéder à de magnifiques paysages, que généralement on ne peut pas voir autrement, et pour lesquels c’est de toutes façons la seule façon de prendre le temps de les apprécier. C’est aussi une sensation de liberté incroyable et une façon de de vivre l’instant présent de façon intense, loin de la course de la vie quotidienne. C’est un dépaysement ressourçant.

J’avais donc envie de m’immerger plus que les quelques heures habituelles d’une rando et c’est ainsi qu’est né mon projet de tour du Queyras, mon premier trek d’une semaine.

Compte tenu de l’objectif de liberté d’une telle démarche, je ne souhaitait pas réserver les refuges de façon à pouvoir m’arrêter quand je veux et où je veux. J’ai donc acquis une tente et un duvet ultra-légers, sans pour autant m’interdire de dormir en refuge si l’occasion se présentait.

Dans les mois qui ont précédé le départ, j’ai donc repéré l’itinéraire sur les cartes et les topos, en essayant d’évaluer les étapes qui conviendraient à ma condition physique, assez limitée pour une telle entreprise. Durant cette période, nous avons convenu avec l’une de mes sœurs qu’elle se joindrait à moi.

Le départ

Nous avions prévu de partie de Ceillac, comme la plupart des randonneurs faisant le GR 58 et avions réservé un gîte à Montbardon (Furfande log “Montagne”, dans une ancienne ferme typique, très belle vue).
Après avoir discuté avec la propriétaires et appris qu’autrefois Montbardon était sur le GR 58 et maintenant était sur une variante, et compte tenu qu’il était facile d’y laisser la voiture en sécurité, nous avons décidé de partir le lendemain matin de Montbardon plutôt que de reprendre la voiture.

Ma sœur et moi ayant une petite expérience de l’itinérance avec un sac à dos, nous savions qu’il fallait s’alléger au maximum, par exemple en ne prenant pas de réchaud. Malgré tout, avec 2 ou 3 jours de nourriture avec nous, la tente et les sacs de couchage, nos sacs étaient bien lourds et cela se ressent dès que cela commence à monter. Nous aurons l’occasion de plaindre des randonneurs plus novices qui avaient emporté un vrai attirail de camping…

1er jour : Montbardon – Saint-Véran

La première étape doit nous mener de Montbardon (1499 m) à Saint-Véran (le Raux, 1915 m), en passant par le col Fromage (2301 m) et le col des Estronques (2651m). Dénivelé positif : 1225 m.

C’est un peu avant ce col que notre itinéraire rejoint celui qui part de Ceillac. Nous essuierons une petite averse au cours de la montée.

Dans la fin de la montée au col Fromage, nous commençons à découvrir le caractère très minéral de commun à beaucoup de secteurs du Queyras ; des montagnes qui font penser aux Dolomites, avec des cahots rocheux où presque aucune végétation ne peut s’implanter. Ces zones sont très esthétiques et ajoutent au dépaysement.

Après la longue descente, il faut “malheureusement” remonter un peu pour rejoindre Saint-Véran. Nous cherchons un hébergement dans le bas du village pour limiter la remontée, ce qui nous donne la chance de loger au Chalet l’Estoilies, un gîte avec un accueil vraiment très sympathique.

Jour 2 : Saint-Véran – refuge Angel

De Saint-Véran (1915 m) au refuge Agnel (2580 m), par le col de Chamoussière (2884 m).
Dénivelé positif : 970 m sans les détours 🙂

Le chemin remonte agréablement sur le bord de l’Aigue Blanche.

Dans la montée au Col de Chamoussière, nous aurons droit à une bonne averse de neige. Nous ne reverrons pas les jours suivants le groupe qui n’avait visiblement que des T-shirts et des bermudas pour se vêtir… La vue depuis le Col est vraiment belle, notamment avec une belle vision du Mont Viso, cela vaut la peine d’y faire une bonne pause, par exemple pour y manger.

Jour 3 : Refuge Agnel – Bergerie du Pelvas

Refuge Agnel (2580 m) , col Vieux (2806 m), Lac Egourgéou (2394 m), la Chalp (1663 m), Bergerie du Pelvas (2235 m).
Dénivelé positif : 800 m.

Belle étape (comme toutes !), passant par les lacs Foréant et Egorgéou (2394 m). Habituellement elle se termine au gîte refuge de la Monta (1663 m), mais comme cela fait une étape essentiellement en descente et que l’étape du lendemain aurait par contre une longue montée, nous avons décidé de nous avancer et sommes monté jusqu’à la Bergerie de Pelvas où nous avons bivouaqué. Nous n’avons pas regretté, car la vue est superbe. Nous avons eu le soleil longtemps et un très beau couché de soleil.

Jour 4 : Bergerie du Pelvas – Abriès – Malrif

Bergerie du Pelvas (2235 m), crêtes de Peyra Plata et de Gilly (2585 m), Colette de Gilly, Abriès (1550 m), Malrif (1780 m).
Dénivelé positif : 580 m.

Le reste de la montée entamée la veille nous permet de rejoindre une longue crête, permettant d’admirer les vallées de part et d’autre pendant un long moment.
Descente de la crête jusqu’à Abriès par le domaine skiable.

Abriès donne la possibilité de se ravitailler de boire une bonne bière réhydratante 😉

La montée du lendemain devant être corsée, nous nous avançons jusqu’à Malfrif, un village abandonné dont une des veilles maisons nous offrira un abris pour la nuit.

Jour 5 : Malrif – Fonts de Cervières

Malrif (1780 m), lac du Grand Laus (2580 m), col sous le Pic Malrif (2830 m), Fonts de Cervières (2040 m).
Dénivelé : 1050 m.

Jour 6 : Fonts de Cervières – Arvieux

Fonts de Cervières (2040 m), Col de Péas (2629 m), Souliers (1844 m), Arvieux (1560 m).
Dénivelé positif : 600 m.

Jour 7 : Arvieux – Montbardon

Arvieux (1560 m), col de Furfande (2500 m), Refuge de Furfande (2293 m), Granges de Furfande (2300 m), les Escoyères (1532 m), pont de la Tête (1249 m), Montbardon (1499 m).

Quand on arrive aux Escoyères, Montbardon a l’air tout proche, de l’autre côté de la vallée, mais il faut encore 4 h pour y arriver !

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